| La Guerre d'Afrique du Nord
 

    
  Mon service militaire pendant la guerre d'Algérie - 1955/1957

par Michel BOUSIGNIÈRE édité chez Publibook (www.publibook.com)

 

 

 

 

 
Notre collègue en retraite de Lille, Michel Bousignière, vient d'écrire un ouvrage fort intéressant et rédigé dans un style agréable à lire. Vous serez certainement conquis par sa clarté, son honnêteté et sa simplicité, aussi n'hésitons nous pas à vous le recommander chaudement. Notre Association pourrait, sous certaines conditions, vous permettre de le consulter ; néanmoins, la formule la plus simple et la moins coûteuse serait de vous le procurer en librairie. 

Le plan de ses mémoires s'articule de la façon suivante : 

- départ pour l'Armée et incorporation à Nancy-Affectation de l'unité à Oued-Taga

- transport SNCF à Marseille, puis par mer à Bône et ensuite par fer et par camion

- le poste d'Oued-Taga est situé dans les Aurès et appartient au secteur dévolu au 94ème R.I. ; c'est une affectation provisoire d'acclimatation à la région. Ce qui ne veut pas dire que la sécurité est totale.

- déplacement au poste de El Hadjadj : baptême du feu.

- nouveau mouvement sur Médina, la section devient pleinement opérationnelle ; accrochages, blessés, les valeurs s'affirment.

- 3ème et dernière affectation à Baiou en zone nettement insécurisée ; nos petits soldats ont bien mérités de la Patrie.

- fin de l'aventure, retour en France. Un regard sur cette tranche de vie, une pensée pour ceux qui sont restés là-bas, morts ou blessés.

- Pour vous "mettre en bouche", voici un extrait de l'ouvrage : 

".....J'ai la chance de faire partie de la 1ère équipe. Cela va me permettre de ne pas veiller toute la nuit, si tout va bien. Le jour commence à faiblir, c'est l'heure du 1er quart, il faut que notre groupe se mette en place. Nous enfilons sous notre treillis la veste matelassée, car il ne fait plus très chaud ce soir. Je suis en train d'attacher le poste SR 300 sur le dos d'un camarade du groupe, quand soudain c'est l'enfer ! Un feu d'armes automatiques s'abat sur nous. C'est la panique, nous plongeons tous en rouler-bouler dans la caillasse sans bien savoir de quel côté les tirs arrivent. Nous récupérons nos armes sur le sol, au milieu des étincelles que provoquent les impacts de balles. A peine abrité, je réalise la situation. Les fells sont sur le piton d'en face un peu au dessus de la source où notre détachement est allée faire le plein des bidons. C'est une peur brutale qui m'envahit ; je sens tout mon sang refluer vers mon visage ainsi qu'une énorme torsion au ventre. Mais l'instinct de survie est là pour nous tous et la réponse est rapide. Nous harcelons la position de tout notre feu. Pendant ces échanges de tirs, nos quatre détenus se font la malle à toutes jambes : ils courent face à nous en direction du ravin. Ils ne vont pas bien loin, atteints par quelques rafales de P.M., ils s'effondrent dans le contrebas."

Ce n'est pas un récit héroïque ni fanfaron, tous ceux qui ont participé à des opérations de maintien de l'ordre ont connus des situations semblables dans cette période.  

 

 
 

« Mon service militaire pendant la guerre

d’Algérie », retrace la vie de tous les jours dans

les Aurès Nemencha, secteur dans lequel

j’étais affecté, menée par près de trois millions

d’appelés du contingent et de rappelés. Cette

guerre d’Algérie, période difficile, marqua

profondément toute une génération.

 

Oued-taga

Sur le terre-plein, près de la ferme où se situait notre premier poste

 

EL-Hadjadj

Vue du Poste, en retour de patrouille

 

Poste d'El-Hadjadj

Un jour de repos, près de l'entrée à l'extérieur du Poste, avant notre départ pour Médina

 

EL Kantara

Sur la route d'El-Kantara, en direction de Biskra

Oued-Abiod

A l'approche de notre poste de Médina

Les méandres de l'Oued-Abiod

 

Timgad

Lors d'une patrouille dans les ruines romaines de Timgad

 

Baïou

Sur un GMC, un moment de détente au poste de Baïou

 

Derrière notre marabout à Baïou

 

Retour d'opération près du djebel Zellatou

Constantine

En gare de Constantine, au retour, notre acheminement vers Philippeville

Le retour

Sur le Diebel-Dira, après avoir quitté le port de Philippeville, le 28 août 1957, les côtes algériennes s'éloignent peu à peu, c'est un moment émouvant pour nous tous qui avions la chance de rentrer.

 

michel.bousigniere@wanadoo.fr